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Alimentaire / 2009

Maquette spectacle / 2008



ALIMENTAIRE est un texte original que François Dumont a écrit en 2006 et qui a été joué en public.
au théâtre de l'Orme à Paris en 2009. Destinée à un public adulte, cette forme satirique privilégie le jeu et l’action, dure une heure et nécessite cinq comédiens.

Résumé

La réalité alimentaire
et puis le rêve … le rêve de tous les possibles.
Un jeune couple marqué par la pesanteur de son quotidien  fait l’épreuve 
d’un parcours éclaté, jalonné  d’événements  improbables,  fruits de fantasmes enfouis.

Tuer son père, cavaler, torturer, violer, rencontrer, écouter, se perdre, enfanter.

Ces fragments de théâtre avec  personnages ubuesques - véritables bêtes sans conscience, violentes, égoïstes, et pourtant frappées par la grâce - sont de petites scènes inspirées par notre époque et d’ordinaire noyées dans le bruit et l’indifférence.

Le sens
 
Alimentaire réponds en premier lieu à mon désir de mettre en voix l’univers mental d’un jeune homme d’aujourd’hui.  Cet univers se déploit sous la forme de fragments qui mis bout à bout  restituent le parcours éclaté du personnage. Ce dernier aurait commis ou rêvé un meurtre : tuer son père pour de l’argent .
Cette trame, inspirée de l’acte perpetré par Macbeth qui assassine le roi afin de le supplanter est une transposition volontairement simpliste et naïve qui tend à illuster le caractère absurde de tout passage à l’acte.
Même prémédité, le passage à l’acte est vécu comme une fragment de vie totalement indépendant du passé ou du futur. On est seul face à son acte, isolé du reste du monde comme dans un rêve et l’on se prend à penser comme l’écrit Shakespeare que la vie toute entière n’est peut-être qu’ « un conte dit par un idiot , plein de bruit, de fureurs , et qui signifie rien ».
 
Mise en scène

L’appartement du jeune couple est le lieu de l’action. Un canapé , un frigo dessinent cet espace.
Au gré du récit, trois autres acteurs entrent et sortent de cet espace pour le transformer sous les yeux du public.
Ce sont eux qui incarnent les dix huit personnages que le couple va rencontrer au cours de ses péripéties.
Si le jeu burlesque privilégie l’action, le rythme soutenu de cette forme satirique et déjantée trouve néanmoins le temps de faire exister quelques fulgurances poétiques

Scénographie

Le point central est le frigo.
Lieu de l'alimentaire. Lieu du froid. Lieu de la mort.
Cet élément apparemment banal sera la porte, le passage vers tous les possibles. Il est aussi le point fixe, pivot de toutes les scènes.
Fermé il est l'objet dans l'appartement. Sinon, il ouvre à différents univers.

De cet appartement sommaire du début, sortent ou se transforment quelques accessoires et petit mobilier qui permettent de suggérer successivement tous les espaces. Toutes les scènes étaient latentes dans l'appartement. Lieu quasi unique des actions.

L'enjeu est d'opérer par glissements d'un lieu presque quotidien, vers des espaces poétiques, esquissés, symboliques ou ludiques. Ainsi traduire la dimension onirique.

La boucle se referme sur le même appartement. Et le vrai changement de décor s'opère pour la scène finale au supermarché.